Que faire en cas d’intoxication ?

 

  • Aérez immédiatement l’habitation et arrêtez si possible votre appareil de chauffage
  • Quittez les lieux en restant calme et dirigez-vous à l’extérieur
  • Appelez les services de secours (18 pour les pompiers, 15 pour le SAMU, 112 depuis un portable)
  • Laissez la porte ouverte en quittant les lieux afin d’aérer complètement l’endroit.
  • Attendez l’autorisation des secours pour retourner à l’intérieur, même pour quelques minutes.

Comment éviter l’intoxication ?

Faire vérifier ses installations par un professionnel

  • Entretenir les chaudières, chauffe-eau et chauffe-bain fonctionnant par un professionnel qualifié avant la période de froid ;
  • Inspection régulière de la cheminée par le ramoneur
  • Effectuer un entretien spécifique régulier si le logement est équipé d’une ventilation mécanique contrôlée – VMC ;
  • Nettoyer régulièrement les brûleurs de la cuisinière à gaz (on doit voir une flamme bleue dans chaque orifice).

 Aérer le logement, même en hiver

  • Ne pas obstruer les grilles de ventilation des fenêtres ;
  • Aérer le logement 10 minutes par jour.

Utiliser les appareils selon leur destination et leur mode d’emploi

  • N’utiliser que par intermittence les chauffage d’appoint fonctionnant au butane, au propane, au pétrole ;
  • Ne jamais se chauffer avec des appareils de fortune de type braséros alimentés au bois ou charbon de bois ;
  • N’utiliser les petits chauffe-eau sans évacuation extérieure pour une courte durée (8 minutes maximum), ceux-ci doivent être munis de sécurités avec contrôle d’atmosphère ; ils doivent être installés dans une pièce suffisamment grande et aérée ; ils sont interdits dans une salle de bains ou une douche, une chambre à coucher ou une salle de séjour ;
  • Ne pas utiliser un groupe électrogène en intérieur ;
  • Ne pas installer une hotte raccordée à l’extérieur ou à un conduit de ventilation dans une pièce où se trouve également un appareil raccordé à un conduit de fumée à tirage naturel. Préférer une hotte à recyclage d’air et consulter un installateur.
  • Vérifier également que l’âtre d’une cheminée à foyer ouvert ne crée pas une inversion de tirage du conduit auquel est raccordée la chaudière.

Les détecteurs de monoxyde de carbone protègent votre santé!

 

Il n’existe qu’une seule protection efficace contre l’intoxication aumonoxyde de carbone (CO) : LES DETECTEURS.

Car même si toutes les mesures de précaution sont prises : il n’y a pas de sécurité à cent pour cent.

De plus, la source de danger peut également être à l’extérieur de votre propre maison, car le CO pénètre également sans encombre dans les murs et les

plafonds.  Ce n’est qu’alors que vous pourrez vous mettre en sécurité en temps utile.

Fonctionnement du DAACO

(détecteur-avertissseur autonome de monoxyde de carbone)

Veuillez noter lors de l’achat:
Achetez uniquement des détecteurs de monoxyde de carbone qui ont été testés et certifiés par un institut de test reconnu conformément à la norme EN 50291 partie 1.

De cette façon, vous pouvez être sûr que votre détecteur de CO fonctionne correctement et que vous êtes averti en temps utile du risque de CO.

Si vous souhaitez utiliser votre détecteur de monoxyde de carbone dans un camping-car, un bateau, etc., faites attention aux tests supplémentaires selon DIN EN 50291 partie 2.

Il est complémentaire au détecteur de fumée.

Il opère généralement par électrochimie : une solution chimique réagit au contact du monoxyde de carbone dès qu’un seuil critique a été franchi.

Cette réaction chimique va provoquer le passage d’un courant électrique qui déclenche une alarme.

Le déclenchement de l’alarme doit se produire :

  • Pas avant 120 minutes pour une concentration de 30 ppm
  • Entre 60 et 90 minutes pour une concentration de 50 ppm
  • Entre 10 et 40 minutes pour une concentration de 100 ppm
  • Avant 3 minutes pour une concentration de 300 ppm

Le détecteur contrôle le niveau de monoxyde de carbone toutes les 50 secondes, ce qui apporte une sécurité au sein de votre foyer.

Des avertisseurs de monoxyde de carbone câblés et alimentés par secteur sont disponibles, mais nécessitent une installation professionnelle par un électricien pour pouvoir les connecter au câblage de votre maison.

Les alarmes alimentées par batterie sont disponibles avec des piles remplaçables ou scellées à vie. L’avantage des batteries scellées à vie signifie que vous pouvez simplement installer et oublier le détecteur de monoxyde de carbone et avoir confiance qu’il est alimenté pendant toute la durée de vie du produit (généralement 7 ou 10 ans).

Où l’installer ?

Installer le détecteur de monoxyde au mur plutôt qu’au plafond :
le monoxyde de carbone a la même densité que l’air. Il se mélange donc avec l’air ambiant, ne monte pas, et est plus concentré dans la zone où l’air est le plus brassé, c’est-à-dire au cœur de la pièce.

Le détecteur de CO doit donc être installé au niveau du regard, soit entre 1,5 et 1,7 mètre.

Dans les chambres, installez le détecteur un peu plus bas, au niveau de l’air respiré, c’est-à-dire à la hauteur à laquelle se trouvent votre tête lorsque vous dormez.

L’idéal est d’installer le DAACO entre 1 et 3 mètres de l’appareil.

Pour vous assurer que le DAACO mesure bien un échantillon de l’air que vous respirez, essayez au maximum de ne pas l’installer à côté d’une source de ventilation, par exemple une fenêtre, une porte d’entrée ou, dans la cuisine, une hotte aspirante.

Idéalement, le meilleur endroit où placer un détecteur de monoxyde de carbone est l’endroit depuis lequel vous pouvez l’entendre pendant votre sommeil.

Si l’appareil de combustion se trouve dans une pièce qui n’est généralement pas fréquentée (cellier, chaufferie), installez le détecteur de monoxyde de carbone à l’extérieur de ce local afin d’entendre plus facilement l’alarme lorsqu’elle retentit. Un détecteur de monoxyde de carbone devrait donc être installé dans :

– Chaque pièce renfermant un appareil à combustion.
– Chaque pièce éloignée fréquemment occupée par des usagers.
– Chaque chambre à coucher

 

 

L’entretien 

Lorsque vous installez chez vous un détecteur-avertisseur, il est important de lire le mode d’emploi pour comprendre son fonctionnement.

Chaque semaine, il est fortement recommandé de tester son appareil en utilisant le bouton Test/Silence.

Si le test échoue :

– Contrôlez que la pile utilisée est chargée

– Vérifiez la propreté de l’appareil, qu’il soit propre et sans poussière

– Si besoin, installez une nouvelle pile (comme expliqué dans la notice d’utilisation)

Chaque mois, il est conseillé de nettoyer la partie extérieure du détecteur avec un aspirateur en utilisant la brosse douce.

Ne jamais utiliser d’eau, de solvant ou de nettoyant pour entretenir son appareil, ces méthodes peuvent abimer votre détecteur.

 

Il existe de nombreux détecteurs sur le marché, pour être sûr de sa qualité et de son efficacité il est important d’en choisir un avec la norme européenne EN-50291, édictée en juillet 2010 applicable aux appareils électriques équipés pour la détection de monoxyde de carbone dans les locaux à usage domestique.

 

Ces appareils doivent être conçus pour une exploitation continue. Ils peuvent être alimentés par réseau ou par batterie.

L’attribution de cette norme assure l’efficacité du fonctionnement du détecteur et régule le déclenchement de l’alarme en fonction de taux précis de concentration de monoxyde de carbone dans l’air.

 

Certains fabricants demande une certification à l’AFNOR (Association Française de Normalisation qui assure des contrôles réguliers de produits).

C’est une démarche volontaire qui apporte la preuve que les produits certifiés sont non seulement conformes aux normes en vigueur mais aussi qu’ils respectent certaines spécifications complémentaires.

 

L’AFNOR a mis en place une marque volontaire « Afnor NF292 ».

La marque NF atteste que le détecteur de monoxyde de carbone est facile à installer, fiable et simple à entretenir.

Elle spécifie aussi les prescriptions générales concernant la construction, les essais et l’aptitude à la fonction des détecteurs.